Henri Barbusse

Hen­ri Barbusse

Hen­ri Bar­busse est un homme de lettres fran­çais, auteur connu notam­ment pour son roman auto­bio­gra­phique Le Feu (1916) avec lequel il revient sur son expé­rience de la guerre.

Né en 1873, Hen­ri Bar­busse mène très tôt une acti­vi­té jour­na­lis­tique et poé­tique, se fai­sant remar­quer dès 1892 lors d’un concours de poé­sie et publiant en 1895 son recueil Pleu­reuses. En 1908, il publie son pre­mier roman, L’Enfer, fresque sociale dans laquelle un jeune homme épie ses voi­sins d’une pen­sion de famille à tra­vers le trou d’un mur.

En 1914, mal­gré ses qua­rante-et-un ans, des sou­cis de san­té et son enga­ge­ment paci­fiste, Hen­ri Bar­busse s’engage dans l’infanterie, connaît la vie des tran­chées et par­ti­cipe aux com­bats en pre­mière ligne. Bles­sé, c’est durant sa conva­les­cence qu’il écrit Le Feu, sous-titré Jour­nal d’une escouade, récit roman­cé des hor­reurs de la guerre et hom­mage à ses com­pa­gnons de souf­france et d’infortune. Ini­tia­le­ment publié sous forme de feuille­ton, Le Feu fait ensuite l’objet d’une édi­tion com­plète chez Flam­ma­rion avant de rece­voir le prix Gon­court cette même année 1916.

Après la guerre, il pour­suit une acti­vi­té lit­té­raire intense, entre écri­ture et par­ti­ci­pa­tion à des jour­naux ou revues (voire à leur créa­tion ou direc­tion). Sur­tout, ses écrits se feront l’écho de ses aspi­ra­tions et pré­oc­cu­pa­tions poli­tiques : il pour­suit son com­bat paci­fiste et, mar­qué par la révo­lu­tion russe, il adhère au Par­ti com­mu­niste en 1923 et effec­tue plu­sieurs voyages en Union sovié­tique. C’est au cours de l’un d’eux qu’il décède, le 30 août 1935 à Moscou.