Léon Trotski

Léon Trots­ky en 1924

Source : Wiki­me­dia Commons

Fils de pro­prié­taires ter­riens juifs ukrai­niens, bon étu­diant pro­mis à un ave­nir d’intellectuel, Trots­ki opte pour le mili­tan­tisme poli­tique et syn­di­cal dans les années 1890. Enga­gé au sein du pre­mier Par­ti ouvrier social-démo­crate de Rus­sie, il ren­contre Lénine à Londres et pour­suit dès lors acti­ve­ment son impli­ca­tion dans le com­bat marxiste.

Léon Trots­ki est avec Lénine l’un des acteurs majeurs de la Révo­lu­tion bol­che­vique d’octobre 1917, qui voit le gou­ver­ne­ment répu­bli­cain, mis en place après l’abdication du tsar Nico­las II en février, céder sa place sous la contrainte. Ins­ti­ga­teur et par­ti­san affir­mé de la « Ter­reur rouge » dans la lutte contre les Russes blancs durant la guerre civile russe qui s’ensuit, il est aus­si à l’origine des pre­miers camps d’internement d’opposants. Il demeure l’un des prin­ci­paux diri­geants du régime jusqu’à la mort de Lénine en 1924.

Oppo­sant au tour­nant bureau­cra­tique dic­té dès lors par Sta­line, qui s’impose à la tête de l’URSS et à qui il reproche de dévoyer les idéaux de la Révo­lu­tion, Trots­ki est pro­gres­si­ve­ment écar­té du pou­voir par le nou­veau diri­geant : exclu du Par­ti com­mu­niste en 1927, il est exi­lé en Asie cen­trale et fina­le­ment en Tur­quie. Tou­jours plus cri­tique à l’égard des dérives de Sta­line, il conti­nue dès lors son enga­ge­ment poli­tique à l’étranger, cher­chant à fédé­rer les com­mu­nistes qui par­tagent son scep­ti­cisme au sein d’une nou­velle orga­ni­sa­tion, la Qua­trième inter­na­tio­nale, qui entend clai­re­ment réaf­fir­mer la pri­mau­té de l’idéal de 1917. Trots­ki est assas­si­né en 1940 à Mexi­co par un agent du NKVD, la police secrète du régime sovié­tique. Il ne sera jamais réha­bi­li­té par l’État, même après la libé­ra­li­sa­tion des années 1980.

Aujourd’hui encore, de nom­breux mou­ve­ments conti­nuent de se récla­mer du trotskisme.

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