His­toire de la Turquie

Alphonse de Lamartine – 1854

Entre juillet 1832 et sep­tembre 1833, Lamar­tine effec­tue un long voyage au Moyen-Orient au cours duquel il visite la Grèce, Malte, Chypre, la Pales­tine, le Liban, la Syrie, la Tur­quie, la Ser­bie et les Pays bal­ka­niques. Ce voyage sera mar­qué par la mort, à Bey­routh, de sa fille Julia. Il en rend compte dans Sou­ve­nirs, impres­sions, pen­sées et pay­sages pen­dant un voyage en Orient, 1832–1833 ou Notes d’un voya­geur publié ini­tia­le­ment en 1835 et appe­lé à par­tir de 1841 Voyage en Orient.

Suite à son échec cui­sant à l’élection pré­si­den­tielle de décembre 1848 — alors même qu’il avait exer­cé le poste de chef du gou­ver­ne­ment pro­vi­soire de la Répu­blique nou­vel­le­ment pro­cla­mée —, et à sa défaite lors des légis­la­tives de mai 1849, Lamar­tine, rui­né, s’expatrie en Tur­quie en 1850, le sul­tan lui ayant accor­dé une conces­sion. Lamar­tine rend compte de son périple dans le Nou­veau Voyage en Orient publié en 1850. Ne pou­vant exploi­ter sa pro­prié­té, il rentre en France, béné­fi­ciant d’une nou­velle lar­gesse du sul­tan, une rente, ver­sée jusqu’à sa mort, pour la loca­tion de sa conces­sion. En guise de remer­cie­ment, Lamar­tine se lance dans la rédac­tion de cette colos­sale His­toire de la Tur­quie.