Michel de Montaigne

Por­trait de Michel de Mon­taigne, gra­vure de Maurin

Né le 28 février 1533 au châ­teau de Mon­taigne en Péri­gord, Michel Eyquem de Mon­taigne est issu d’une famille de négo­ciants bor­de­lais. Son père, péné­tré d’humanisme et d’idées nou­velles, s’attache à ce que son fils reçoive une édu­ca­tion selon ces prin­cipes. À l’âge de treize ans, mon­trant des dis­po­si­tions pour la rhé­to­rique, il quitte le col­lège de Guyenne de Bor­deaux afin d’étudier le droit à Tou­louse ou Paris.
En 1554 il est nom­mé conseiller à la Cour des Aides de Péri­gueux, puis au Par­le­ment de Bor­deaux où il ren­contre, en 1557, Étienne de La Boé­tie, magis­trat éga­le­ment. Une intense ami­tié les lie, ami­tié légen­daire que Mon­taigne évoque dans ses Essais et au sujet de laquelle il écrit la célèbre phrase « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ». La mort de La Boé­tie à l’âge de 32 ans, en 1563, le marque profondément.

En 1570, deux ans après la mort de son père, Mon­taigne vend sa charge et se retire dans le domaine fami­lial dont il a héri­té. Là, il s’adonne à la lec­ture, à la réflexion et, sur­tout, débute la rédac­tion des Essais, œuvre qu’il éla­bore — écri­vant, anno­tant, modi­fiant… — jusqu’à sa mort. C’est vers 1579 que Mon­taigne com­mence à y ins­til­ler des élé­ments de por­trait, se dépei­gnant lui-même, inven­tant par là-même un genre nouveau.

Mal­gré cette retraite, Mon­taigne suit quand même les évé­ne­ments de son époque, reçoit des dis­tinc­tions, est appe­lé pour de nom­breuses mis­sions diplo­ma­tiques… En 1581, alors qu’il est en Ita­lie, Mon­taigne est élu maire de Bor­deaux, pour un man­dat de deux ans à l’issu duquel il est recon­duit à cette charge.
Il meurt dans son châ­teau de Mon­taigne le 13 sep­tembre 1592, à l’âge de cin­quante-neuf ans.