Shimazaki Tōson

Shi­ma­za­ki Tōson

Source : Wiki­me­dia Commons

Roman­cier et poète, Shi­ma­za­ki Tōson est une figure majeure de la lit­té­ra­ture japo­naise natu­ra­liste du XXe siècle.

Ayant sui­vi une édu­ca­tion pro­tes­tante qui l’amène à se faire bap­ti­ser, il enseigne l’anglais et défend, dans ses pre­miers textes, la liber­té des com­mu­nau­tés rurales opprimées.

Après avoir publié plu­sieurs ouvrages recon­nus, en prose et en vers, Shi­ma­za­ki est contraint de fuir le Japon en 1913, face à la polé­mique sus­ci­tée par I e, son der­nier ouvrage (Une famille en fran­çais), auto­bio­gra­phique, à par­tir duquel il est accu­sé d’inceste envers sa nièce.
Réfu­gié à Paris, il quitte la capi­tale face à l’avancée de l’armée alle­mande, à laquelle le Japon s’oppose aux côtés des Alliés. Avec quelques amis, il gagne Limoges le 27 août 1914 et y demeure jusqu’au 14 novembre, 107 rue de Baby­lone. La mai­son où il rési­da, qui existe tou­jours, est men­tion­née comme pré­sen­tant un inté­rêt his­to­rique dans le Plan d’urbanisme de la ville de Limoges. On garde de son séjour une des­crip­tion sen­sible de la ville et de ses habi­tants dans deux écrits, Lettres de France (cor­res­pon­dance adres­sée à un jour­nal tokyoïte) et L’Étranger.

Mal­gré les inquié­tudes et les sou­cis que cause la guerre, j’ai pas­sé ma plus belle sai­son de l’année dans cette région.

Shi­ma­za­ki Tōson, « De Bor­deaux à Paris, le 23 novembre 1914 », Lettres de France, 1914.

Retour­né au Japon, il y connaît de nou­veau le suc­cès. Jean-Pierre Levet, lin­guiste et pro­fes­seur émé­rite à l’Université de Limoges, signale que Shi­ma­za­ki jouit au Japon d’un pres­tige com­pa­rable à celui de Vic­tor Hugo en France. Son style est com­pa­ré à celui de Julien Green. Il demeure tou­te­fois mécon­nu du grand public en France, où seules deux de ses œuvres ont été tra­duites, Une famille et La Trans­gres­sion (Hakai en ver­sion originale).

Liens

« Shi­ma­za­ki Haru­ki, dit Shi­ma­za­ki Tōson », dans le Larousse

« Shi­ma­za­ki Tōson : les bords de Vienne et ses gens vus par un écri­vain japo­nais », sur le site « La mémoire pon­ti­caude et ses langues » de Jean-Pierre Cavaillé

Shi­ma­za­ki Tōson sur le site de Renais­sance du vieux Limoges